Description
Book SynopsisFR: Rares mais marquantes ont été les dénonciations et les condamnations des crimes ou des vices des gouvernants. Le volume interroge les formes et les raisons de ces mises en cause, alors même que les traditions antiques, médiévales ou modernes étaient plutôt accommodantes envers les abus de pouvoir. EN: Denunciations and convictions of rulers’ crimes or vices are uncommon but striking. This volume investigates the forms and reasons for these accusations, even though antique, medieval or modern tradition has tended to be quite accommodating towards the abuse of power.
Table of ContentsIntroduction Pathologie du pouvoir: acceptation sociale et rejet des formes déviantes de l’exercice de l’autorité sur la longue durée (Antiquité, Moyen ge, époque moderne) Patrick Gilli – CEMM (EA4583) – Université Paul-Valéry Montpellier 3 I) Crimes et vices de gouvernants romains: de la république à l’empire Les gouvernants de la République romaine et le massacre: vice ou tactique militaire ? Nathalie Barrandon ¬– CRHIA –Université de Nantes Indomitae cupiditates: le gouverneur provincial, son pouvoir et son désir dans les Verrines de Cicéron Charles Guerin – Institut universitaire de France Université Paris Est, Créteil La négation du statut de pater patriae: critique du pouvoir césarien chez Cicéron Julien Dubouloz – Université d’Aix-Marseille Le crime du gouverneur: Pilate jugé pour la condamnation de Jésus Anne-Catherine Baudoin – ENS Ulm, Paris Un exercice déviant de la justice: figures de la cruauté dans les sources de l’Antiquité tardive. Hélène Ménard – CRISES (EA 4424) – Université Paul-Valéry Montpellier 3 II) Vices et péchés des gouvernants médiévaux Interprétation de l'histoire et mise en garde du prince: les annotations à l'Histoire romaine de Landolf Sagax du manuscrit Vat. Pal. lat. 909 Thomas Granier – CEMM (EA4583) – Université Paul-Valéry Montpellier 3 Criminosus, falsus testis et sacrilegus. L’affaire Hincmar de Laon (858-871) Cédric Giraud – Institut universitaire de France – Université de Lorraine Excès et affaires d’enquête. Les procédures criminelles de la papauté contre les prélats, de la mi-XIIe à la mi-XIVe siècle Julien Théry – CEMM (EA4583) – Université Paul-Valéry Montpellier 3 Pride and the prince : hamartiology and restraints on power Richard Newhauser – Arizona State University Le pouvoir au miroir du prédicateur: le De eruditione principum de Guillaume Peyraut Silvana Vecchio – Université de Ferrare Noble, Renart et Fauvel: l’incarnation “bestiale” de la souveraineté Armand Strubel – CEMM (EA4583) – Université Paul-Valéry Montpellier 3 L’abus de pouvoir dans la couronne d’Aragon (XIIIe-XIVe siècles) : pathologie, corruption, stratégie ou modèle ? Flocel Sabaté – Université de Lleida Jean Gerson’s Vivat rex and the vices of political alliance Nancy McLoughlin – Université de Californie, Irvine De la peccatologie des gouvernants à la nécessité du tyrannicide : les vices monarchiques d’Alvaro Pelayo à Paride del Pozzo Patrick Gilli – CEMM (EA4583) – Université Paul-Valéry Montpellier 3 Excès débilitants, passions énergisantes. La sexualité de Charles VII relève-t-elle de la pathologie politique ? Franck Collard – CHiSCO (EA 1587) – Université de Paris Ouest Nanterre Il dovere di visitare e la correzione degli eccessi dei prelati nel ‘400. Silvia Di Paolo – Université Roma 3 III) La peccatologie des gouvernants dans la première époque moderne Les Legazioni e Commissarie de Machiavel : les vices des hommes et la santé de l’état Corinne Manchio – Université Paris 8 Les vices des souverains de Caligula à Louis XI. La construction d’un anti-modèle de gouvernant chez les auteurs bretons (XIVe-début XVIe siècles) Laurent Guitton – Université de Rennes From Seven Sins to Lutheran Devils: Sin and Social Order in an Age of Confessionalization Kathleen Crowther – Université d’Oklahoma « Peccat princeps, qui… ». Principi di governo cristiano nella letteratura politico-giuridica tedesca di fine ‘600. Angela De Benedictis – Université de Bologne Conclusions Des mots et des maux: le pouvoir à travers l’énonciation de ses excès. Quelques remarques en forme de conclusion Patrick Gilli, Université Paul-Valéry Montpellier 3, CEMM (EA 4583)