Description
Book SynopsisLa Bataille du soliloque reconstitue la genese de ce qu'il faut bien appeler le bilinguisme de Beckett. Or, toute genese est une proposition theorique, evidemment dependante du sens que l'on donne au sens du mot "bilinguisme"; c'est pourquoi il est bon de dire d'emblee que ce qui fait la force et l'originalite de l'hypothese ici defendue, c'est au fond une definition forte du bilinguisme. Du bilinguisme de Beckett. [...] Chiara Montini parle donc resolument, et justement, d'une poetique bilingue. C'est-a-dire d'un projet d'ecrivain qui aurait choisi, a un moment donne de sa carriere (La Bataille du soliloque reconstitue ce moment) non une autre langue, mais deux langues. Car finalement, on le sait bien, entre l'anglais et le francais, Beckett n'a jamais choisi. Il n'a jamais cesse de pratiquer l'une et l'autre langues. Et meme, contrairement a une idee assez repandue, l'une et l'autre en meme temps. Le sens du mot " genese " doit donc etre mis en rapport avec cette pratique d'ecriture absolument inouie. Chiara Montini distingue trois periodes dans l' uvre, la derniere (le bilinguisme) constituant une sorte d'aboutissement qu'on peut dire logique meme s'il est vrai qu'il perturbe de fond en comble le paysage poetique du siecle. Bruno Clement
Trade ReviewLa Bataille du soliloque reconstitue la genèse de ce qu’il faut bien appeler le bilinguisme de Beckett. Or, toute genèse est une proposition théorique, évidemment dépendante du sens que l’on donne au sens du mot 'bilinguisme'; c’est pourquoi il est bon de dire d’emblée que ce qui fait la force et l’originalité de l’hypothèse ici défendue, c’est au fond une définition forte du bilinguisme. Du bilinguisme de Beckett. […] Chiara Montini parle donc résolument, et justement, d’une poétique bilingue. C’est-à-dire d’un projet d’écrivain qui aurait choisi, à un moment donné de sa carrière (La Bataille du soliloque reconstitue ce moment) non une autre langue, mais deux langues. Car finalement, on le sait bien, entre l’anglais et le français, Beckett n’a jamais choisi. Il n’a jamais cessé de pratiquer l’une et l’autre langues. Et même, contrairement à une idée assez répandue, l’une et l’autre en même temps. Le sens du mot 'genèse' doit donc être mis en rapport avec cette pratique d’écriture absolument inouïe. Chiara Montini distingue trois périodes dans l’œuvre, la dernière (le bilinguisme) constituant une sorte d’aboutissement qu’on peut dire logique même s’il est vrai qu’il perturbe de fond en comble le paysage poétique du siècle. – Bruno Clément
Table of ContentsPréface de Bruno Clément : Logique du bilinguisme Introduction Chapitre I: Le monolinguisme polyglotte (1929-1937) Première partie : les essais critiques Deuxième partie : la fiction destructrice Troisième partie : vers le bilinguisme anglophone Chapitre II: Le bilinguisme anglophone (1939-1945) Première partie : l’exil et la transition Deuxième partie : Watt Troisième partie : une rencontre exceptionnelle. Quatrième partie : comment « mettre à mal » la langue Chapitre III: Le bilinguisme francophone (1946-1953) Première partie : Mercier et Camier Deuxième partie : les mots, les personnages Troisième partie : représentations, réécriture, traduction Conclusions et ouvertures Bibliographie Index